Adobe Premiere Elements 7.0

Pour ceux qui ne connaissent pas Adobe Premiere, cette série de logiciels sert à éditer des vidéos. C’est donc un Movie Maker en beaucoup plus évolué. Vous pouvez voir la page officielle et télécharger une version de démonstration de 30 jours sur leur site anglophone ou francophone. Le 30 jours n’est pas vraiment utile puisque tous les fichiers générés avec la version d’essai porte une banderole qui affiche ce message. Ils sont donc inutiles pour autre choses que des tests.

Input

Pour éditer un vidéo, il faut bien entendu avoir au moins une séquence de départ. Vous pouvez ouvrir des fichiers de plusieurs formats (AVI, MPEG, MOV, …). Vous pouvez aussi capturer vos films avec votre Webcam, DV cam ou cellulaire.

Certains types de codecs sont défectueux. Par exemple, je n’ai pas pu importer un film Xvid. Par contre, certaines personnes semble avoir réussies. Un autre problème était les fichiers créés avec Camstudio en utilisant le codec « Microsoft Video 1 ». Lorsqu’il y avait des changements trop rapides d’images comme lorsque je capturais une partie d’écran avec un vidéo Youtube jouant, plusieurs images n’étaient tout simplement pas affichées. Pour résoudre cela, j’ai simplement créé un nouveau fichier avec Movie Maker et ainsi le réencodage est fonctionnel. C’est vraiment uniquement quand il y a trop de mouvements rapides, sinon nul besoin de se donner autant de peine avec cette étape transitoire.

Certes ce sont de petits désagréments, mais il n’y a aucun éditeur qui peut réellement lire tous les types existant à la perfection tellement qu’il y en a. L’important c’est d’utiliser la version de démonstration pour voir si vos fichiers sont bien supportés.

Output

Autant il y a de possibilités d’intrants, il y a aussi plusieurs extrants. Vous pouvez enregistrer dans des fichiers de plusieurs formats et de plusieurs codecs différents, dans un fichier compatible pour Ipod et directement en DVD. Ce dernier permet aussi de créer un menu pour sélectionner les chapitres.

L’interface

Au premier abord, elle semble trop simplifiée et cela fait en sorte qu’il ne semble pas y avoir autant de possibilités que le véritable étendu des capacités de ce logiciel. C’est peut-être simplement dû au fait que je suis trop souvent mis en contact avec des interfaces qui ont toutes les options affichées partout.

Après quelques minutes, il est aisé de progresser. Par exemple, l’utilisation des effets se fait simplement en glissant celui-ci sur le segment vidéo ou audio où nous voulons l’appliquer. Les segments sont biens visibles sur une ligne de temps et l’utilisation est naturelle.

Parfois il faut être très précis dans la sélection d’une image en particulier. Pour nous aider, il y a un petit glisseur qui nous permet de reculer et d’avancer de plus en plus vite lorsque nous l’éloignons du centre. J’adore cette fonctionnalité pour faire mes coupures.

Les pistes

Dans cette version, il y a 3 pistes vidéos, 1 de narration et 1 pour les sons qui sont affichés par défaut. Vous pouvez ensuite ajouter autant de pistes audios et vidéos que vous désirez. Il est possible de faire de la narration en cliquant sur un simple bouton et ensuite en parlant dans le micro en même temps que les images défilent en temps réel. De plus, chaque piste vidéo est divisée en deux parties: les images et le son. Il est donc possible de les dissocier complètement et de les manipuler indépendamment.

Dans les fonctions accessibles avec un menu contextuel sur chaque élément, il est entre autre possible de faire une normalisation de l’audio en allant dans le menu des gains. Une autre option rapide est d’accélérer ou de ralentir un segment.

Les ajouts sur le film

Il est possible d’ajouter certaines informations sur la vidéo durant un moment précis. Du texte animé et des images peuvent être insérés par exemple pour mettre un logo en jouant avec l’opacité. En plus de ces ajouts, il y a plusieurs sortes de transitions entre les séquences dont les plus classiques comme le « fade-in » et « fade-out ».

Effets

Je ne suis pas un grand fan des effets que les gens peuvent mettre sur des sons ou des films étant donné que plusieurs en abusent comme de l’écho. Par contre, je dois avouer que certains sont très utiles pour les professionnels. Il y en a beaucoup trop pour que je les soulignes tous et le plus intéressant est la gamme des murs de couleurs qui deviennent transparents. Les murs verts ou bleus peuvent devenir des écrans pour des images fixes ou d’autres vidéos. Si jamais vous n’avez pas ces couleurs, vous pouvez aussi en définir une en utilisant « Chroma Key ».

D’autres effets plus communs tel que les déformations et le fade sont aussi présent. Ce qui est intéressant est la possibilité d’animer les effets. Par exemple, vous pouvez changer la couleur de « Chroma Key » n’importe quand dans le vidéo et une transition progressive se fera. Cela amène plusieurs possibilités.

Conclusion

En un mot: « j’aime ». J’étais un peu repoussé au début par son prix: 100$ US ou 130$ CAN (en passant, avec la conversion du taux de change et les taxes, la version US est moins chère d’environs 15$ pour la version en téléchargement), mais avec sa facilité et ses fonctionnalités multiples, cela en vaut la peine.